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POUR UNE DÉCLARATION DES PRINCIPES ÉCONOMIQUES

Programme altermondialiste

Manifeste

lundi 28 avril 2014, par Paul Willems

Dans l’économie classique, ce sont des personnes individuelles, ou des sociétés qui commercialisent, qui prêtent, qui... ? Mais des personnes peuvent être actionnaires majoritaires d’une société, et même de plusieurs sociétés, ou de sociétés qui sont actionnaires majoritaires d’autres sociétés. Il n’y a pas toujours d’actionnaires majoritaires. Un des buts des capitalistes est de devenir actionnaire majoritaire d’une société pour Mais, de toute manière, la société a peu d’impact. Un grand nombre de règles techniques sont à respecter pour échanger, commercer, ce qui freine parfois les petites sociétés. Les grandes se servent de ces règles pour extorquer de l’argent aux états eux-mêmes.

Que des ouvriers gagnassent dans un pays 500 x plus que dans d’autres, sans pour autant « en sortir », est une des plus grandes sources de conflit existantes. C’est une source de conflit intérieur, et entre les hommes.

Il faudrait manifester pour une augmentation de salaire des travailleurs du Tiers-Monde..., inclure cette augmentation dans les fameuses clauses sociales censées concerner les échanges commerciaux. Mais, dans ce cas, le capital cesserait de détenir la puissance qui se fonde sur les divisions existantes du monde du travail, sur des injustices, qui lui permettent, s’imagine-t-il de calculer les profits, et de tenir le monde en main.

Dans sa propre conception des choses, le capitaliste a charge du monde. Il en crée en même temps les dangers et les remèdes, les maladies et les antidotes. Il base son organisation du monde, ses décisions, sur la sécurité. Et il en tire profit.
Il bombarde un pays, mais tire profit en même temps de la main d’œuvre bon marché qu’il fabrique. En fait, sa maîtrise est largement illusoire, et nécessite le recours à de chocs, à une forme de destruction massive, tant des ressources existantes, que des savoirs, des pratiques, des structures existantes. Il remplace certaines structures par celles qu’il fabrique lui-même. Il ne tolère pas de contradiction vis-à-vis de ses objectifs, sauf de la part des autres capitalistes, parce qu’ils suivent les mêmes règles que lui. Mais il cherche à les écraser également. En fait, il est intolérant. Il n’est pas seulement vindicatif. Il ne croit à la tolérance qu’en tant que règle pour les autres, pour le reste de l’humanité, dont l’intolérance ne doit évidemment pas devenir la règle. Il craint forcément l’intolérance d’autrui, une autre intolérance que la sienne. D’où son anticommunisme primaire. En ce qui concerne les religions, il en exploite l’intolérance, ne parvenant pas à y mettre un terme.

L’homme est en concurrence avec l’homme, avec lui-même, et le capitalisme en tire parti. Il laisse l’homme se faire concurrence. Il a mis au point des règles économiques pour tenter de réguler cette concurrence, mais il ne tient pas le moins du monde à la rendre moins arbitraire. Elle en est même presque plus dévastatrice encore.

Les règles économiques elles-mêmes servent à extorquer directement leurs richesses aux uns, et à développer les autres, afin qu’ils se fassent concurrence, qu’ils s’occupent les uns des autres en quelques sorte. Ainsi, se réserve-t-il une sorte de capacité de jugement. Il prétend ne pas être partie prenante dans les conflits existants. En fait, tout son mécanisme d’extorsion repose sur eux.

Au commencement, cette extorsion, suscite un développement, qui profite de la main d’œuvre bon marché qu’elle suscite, directement ou in directement. Il se crée de la sorte deux sortes de mai d’œuvre. Celle qui est massacrée, et celle qui est éduquée, dont le sort s’améliore et qui est progressiste. Il aggrave sans cesse le différentiel existant, notamment au moyen de la spéculation sur les denrées alimentaires, et le remet en question en même temps.
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Il bouleverse aussi toutes les règles existantes à son gré, en fonction de son besoin de domination. Quand une partie du monde du travail réussit à s’organiser de manière trop cohérente, il la détruit.

Au lieu que l’activité humaine serve de critère de valeur, c’est le contraire, elle sert de valeur. Le travail de l’un est mis en concurrence avec le travail de l’autre. Les différences de valeur du travail servent à faire du profit.
Les monnaies elles-mêmes servent de valeur au lieu de servir de critère de valeur.

L’égalité ne sert qu’à mesurer d’énormes différences : de revenu, de richesse, de salaire. Au sein d’une collectivité, elle ne concerne pas tous les travailleurs, mais une partie des travailleurs. En fait, l’égalité est un concept pratique et idéologique, nullement politique.

Le véritable principe politique de la société capitaliste est l’inégalité. D’où certains accidents comme la Shoah, et les crimes coloniaux.
Plus les conditions de travail sont déplorables, plus les rémunérations sont dérisoires, et la quantité de ressources libres à transformer, à échanger, s’accroit pour le capitalisme. La quantité totale de ressources diminue, mais la plupart sont liées, exploitée, et ne sont pas disponibles pour des méga-entreprises, engendrant des méga-profits.

L’autorité est évidemment nécessaire pour imposer les décisions arbitraires du capital. De bas en haut, le fonctionnement de la machine économique est avant tout autoritaire. Si l’autorité, ou l’autoritarité, est remise en question, il y a conflit.
Mais l’autorité ne peut plus valoir en tant que telle. L’arbitraire ne peut exister que masqué par toutes sortes de besoins, de nécessités, ou d’abis, de conflits, en réalité. Le conflit est utilisé par l’autorité. Plonger les autres dans l’embarras, et s’en désolidariser est devenu une technique autoritaire, un mode de pensée. La médiation des appareils démocratiques en tout genre ne change rien à l’affaire, au contraire.
Dès qu’ils en ont l’occasion, les uns comme les autres profitent souvent de leur liberté, mettent au point des mécanismes extralégaux.

Il est nécessaire de reconstruire cette économie, ainsi que la société. Il ne s’agit pas de mettre en place un monde nouveau si ce n’est, au sens fort du terme, pas au sens physique, ni simplement idéologique. Une simple transformation idéologique n’a souvent aucun impact sur la réalité. Il ne s’agit pas non plus de se lancer dans un programme spatial et d’aller coloniser une autre planète.

 

Pour reconstruire l’économie, il faut promouvoir certains principes généraux.

 

PRINCIPES ÉCONOMIQUES À PROMOUVOIR

 

LES RICHESSES

Tout est à tout le monde : les ressources naturelles, les richesses matérielles, etc.., mais aussi l’argent, en tant que capital, que moyens épargnés par les collectivités, et ce dernier doit servir à tout le monde.
Les richesses doivent pouvoir être commercialisées, vendues partout, et à tous ceux qui en ont besoin, à tout le monde. D’abord, il convient de combler les besoins primaires, et ensuite les besoins moins importants. Un Européen n’a pas à s’offrir un gsm tant qu’un Africain n’a pas à manger.

 

LE TRAVAIL

Comment évaluer la valeur de l’activité humaine, du travail ? La règle à travail égal, salaire égal semble couler de source. Encore faut-il savoir ce que signifie l’égalité de salaire.

Le mineur congolais doit toucher environ la même chose que le mineur d’un autre pays... travaillant dans les mêmes conditions.

Mais il n’y a pas que des mines de coltan sur la planète. Il existe des milliers de professions, d’activités, nécessitant des niveaux de compétence, et des degrés de formations très divers.

La durée de travail n’est pas le seul critère. Il y a des travailleurs plus efficaces, et surtout mieux organisés, des activités plus et moins rentables, des rythmes de travail différents.

Si en travaillant moins longtemps, on produit plus, mieux, un autre type de bien, qu’il est difficile de produire, la durée de travail a objectivement une autre valeur. Un sportif qui réalise une performance, ne peut pas la réaliser dix fois par heures. Il ne court un cent mètres qu’une ou deux fois par semaine. Il est donc préférable de conférer une valeur globale au travail, ou un revenu égal, plutôt qu’un salaire égal. Le coût de l’heure de travail ne peut être partout le même.

La formation, et l’expérience, représentent des éléments pris en considération dans l’évaluation de la ressource humaine. Leur coût se reflète forcément dans celui du travail, de l’activité, et donc aussi dans le prix du produit, dans son prix de vente.
Tout cela introduit inévitablement des distorsions.

Mais pour ne pas engendrer de compétition, et pour ne pas fausser le fonctionnement de la démocratie, ou de l’économie, les différences de salaire ou de revenu ne doivent toutefois pas dépasser un certain niveau.

 

LE CAPITAL

Le capital immobile

La valeur du capital immobilisé entre en ligne de compte dans le calcul du prix d’un produit. Lorsque produire un objet nécessite l’utilisation d’une machine, son coût se reflète dans son prix de vente.

 

LES PRIX

Pour toutes ces raisons, il est difficile de fixer des unités de comparaison des richesses. Évaluer les richesses représente néanmoins une difficulté.
C’est la raison pour laquelle on confère au marché le soin d’en régler le prix, ceci afin de pouvoir les échanger.

 

LA MONNAIE

La monnaie est un numéraire qui peut être fabriqué par n’importe qui, pas seulement par des États. Mais c’est un outil très difficile à manipuler. Il peut provoquer d’énormes dégâts.

Les variations inflationnistes ont des causes économiques.

Certains pays tentent de lutter contre la fixation des taux de change par le marché.

Cela fonctionne. Mais c’est également une source d’abus. La convertibilité obligatoire des monnaies suppriment les abus, mais expose à des pressions inflationnistes.

Il serait possible de réguler l’économie au moyen d’accords multilatéraux en imposant des taux de change obligatoires plus cohérents. Il s’agirait de faire varier de manière infinitésimale certains taux de change par rapport à d’autres. Il s’agirait également de proscrire les discriminations (dumping notamment) qui pèsent d’une manière intolérable sur les économies les plus faibles.

 

LA SOLIDARITÉ

Partout aussi une partie sensiblement équivalente des salaires doit servir à financer des services sociaux. Chaque collectivité doit pouvoir innover, et organiser ces derniers de la manière qui lui semble la meilleure. Certains services de base devraient cependant être partout accessibles.

 

Organisation et démocratie

Une plus grande égalité de salaire entre travailleurs, cadres, et dirigeants, ou entre patrons et ouvriers, limite l’autoritarité. En outre, l’autogestion limite l’arbitraire, ou, du moins, une partie de l’arbitraire.

Les salariés qui bénéficient de hauts salaires par comparaison avec d’autres devraient accepter des réductions de salaire en échange d’une réduction du temps de travail.

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