Enregistrer au format PDF

Accueil > THINK TANK > ANTI-DOSSIERS > CHÔMAGE ET TRAVAIL > LIENS INTERNET > Liens

Pratique/critique

Liens

Description de quelques sites et revues concernant le chômage ou des thématiques similaires

mardi 21 octobre 2014, par Paul Willems

 

JPEG - 274.2 ko
Rain Steam and Speed the Great Western Railway (William Turner)

Site de la revue ensemble

Le site du collectif Solidarité contre l’exclusion a pour but de décrire l’exclusion en Belgique, les législations et les institutions qui sont chargées d’y remédier, ou qui en sont à l’origine. Le collectif prétend s’intéresser principalement à la question du chômage. Site rond, bien rangé, chouettes petites couleurs, presque scolaire. Mais le contenu, en apparence, c’est un peu le fouillis.. Infos sur le gaz et l’électricité au même niveau que celles qui sont consacrées au chômage. Mais le site prétend être axé chômage. Et une seule page est consacrée au chômage et date de 2004 et elle semble être le site d’une autre collectif, Stop chasse aux chômeurs, qui lutte contre l’exclusion. Ce site qui n’est cependant pas à jour. Le collectif Stop chasse aux chômeurs a poursuivi son action depuis lors, organisé plusieurs manifestations, mais n’a pas de site.

Quant à la partie consacrée aux CPAS, elle comporte une page également, dédiée à une enquête réalisée sur les CPAS, mais qui date de 2006. Des liens permettent d’accéder à toutes une série d’interpellations qui ont été faites à ce moment là qui ont suscité des réponses. En fait, le site est presque un site mémoire des deux évènements..

Seul élément consistant : la revue, remarquable, et gratuite, téléchargeable.
Le collectif réalise une revue, très bien faite, pleine de chiffres, d’infos, qui concerne l’exclusion, et le chômage en particulier : Ensemble.

L’A.S.B.L. prétend construire des rapports de forces permettant le développement d’une société plus égalitaire et plus juste. Mais elle s’est surtout transformée en une sorte de think tank qui analyse chaque mesure, met au courant de l’actualité du chômage et des principaux faits qui concernent l’exclusion. Cette revue subsidiée a cependant peu de lecteurs. Quoique gratuite, il y a rarement fait référence ce qui a un aspect décourageant. Ceux qui y publient des articles font partie d’une coterie d’activistes et de journalistes qui a peu de comptes à rendre, excepté au pouvoir subsidiant l’A.S.B.L.., autrement dit les syndicats et diverses associations, et ils relaient en général les points de vue de ces derniers sur l’exclusion sociale. Ils les influencent sans doute en partie également.

Pourquoi ne pas tout simplement faire un site de revue, comme le site de La revue nouvelle ou de La revue politique ? La réponse n’est pas évidente..
Ces deux revues sont directement accessible via internet. Un site leur est consacré. Chacun de leurs articles est mis en ligne, mais, dans le cas de la première, leur accès n’est pas gratuit, mais surtout, leur visibilité semble avoir un prix, leur parti-pris bien pensant.
Ainsi, dans la Revue nouvelle, le point de vue concernant le conflit dans le Dombass est franchement proeuropéen, proaméricain, antirusse. C’est une revue intéressante, assez critique, mais loin d’être à contre-courant.
Cela incite à se poser des questions sur la liberté de la presse, mais c’est un vieux problème, cette singulière liberté de la presse. Il y a pléthore de revues, de journaux, toutes sont des entreprises, des sociétés, mais elles ont tendance à se trouver du même côté, à défendre les même points de vue avec des arguments qui leur sont propres..
Si l’on réfléchit, la plupart des revues à contre-courant, sont de simples sites, comme Investig’action qui produit toutefois des livres. Le travail y est rarement rémunéré. Ou alors les revues sont financées par les militants ou par de vieux fonds, qui continuent à rapporter un peu d’argent (fondation Jacquemotte).
Cela explique peut-être pourquoi Ensemble est un sous-ensemble du site du collectif contre les exclusions, pourquoi ce dernier est plutôt un think tank, un groupe de journalistes qu’un collectif. On se dit que pour obtenir des subsides, il faut présenter un site mort, en quelque sorte, qui a l’air de donner dans le misérabilisme, qui a l’air de traiter des CPAS, de s’intéresser au monde politique, et en profiter pour faire une revue quasi clandestine.. de haut niveau. Mais quelle drôle de situation !

Site de la revue C4

Le cas de C4 est encore plus symptomatique. Cette revue, ou ce journal a publié des infos en flux tendus sur le chômage pendant des années. Tel était son principal sujet. L’on y dissertait sur l’exclusion, narrait les péripéties des chômeurs.. Elle s’est transformée, il y a quelques années en revue de qualité, avec des articles de fond remarquables sur une multitude de sujets. Mais l’on n’y traite plus du chômage.

Pages Facebook francophones dédiées à la lutte des chômeurs belges.

En ce qui concerne le chômage, plein de pages (groupes) Facebook suivent même de très près, voire quotidiennement, l’actualité qui concerne le chômage. Certaines sont quasiment des observatoires.
En général, une ou deux personnes animent la page, et y mettent en ligne des infos. Mais tous les membres peuvent en mettre. L’avantage de ces pages, c’est que les spams y sont assez rares. Alors que sur un site normal, les spams sont continuels.

  1. Actu chômage
  2. 1000 milliards
  3. Yaka, sales chômeurs profiteurs
  4. L’austérité ça ne marche pas (https://www.facebook.com/ pages/200000-jeunes-ch%C3%B4meurs-pourquoi-faire-travailler-nos-parents-longtemps/197520833672857 ?fref=ts)

Autres sites utiles

La page de Tche Riposte concerne avant tout l’activité du collectif Stop article 63§2, qui essaie de mobiliser des gens contre l’article 63§2 autrement dit contre les exclusions du chômage. Ce groupe possède sa propre page Facebook et un site. Ce collectif limite volontairement son action et son rôle à la contestation d’une seule mesure et informe de manière exhaustive au sujet de cette mesure. En ce sens, il s’agit d’une restriction d’éclairage. Mais, évidemment, quand on est peu nombreux, il est difficile de couvrir en détail toutes les réformes, la législation, les mesures. Le but recherché est de proposer une information détaillée sur la mesure et ses modalités d’application, et de mobiliser des chômeurs.

Le mouvement des chômeurs s’appuie le plus souvent sur des mobilisations occasionnelles, dictées par des mesures déterminées. Une de ces mobilisations est restée dans les mémoires parce qu’elle a été couronnée de succès, c’est celle du collectif Chômeur pas chien, de Chiquet Mawez, contre les contrôles des chômeurs à domicile. Ce collectif est également connu à cause d’uneoccupation en 1999 de l’ONEM à Liège. Quelques archives intéressantes montrent que ce collectif s’est non seulement mobilisé contre des mesures concrètes, mais qu’il a aussi suscité un débat de fond sur le chômage et l’indemnisation du chômage. Voir aussi le documentaire En vie de Manu Poutte. Le collectif Chômeur pas chien a cependant cessé d’exister.

Il y a moyen de trouver beaucoup d’informations sur le site d’Indymédia (http://bxl.indymedia.org/) lui-même, mais elles sont mélangées aux autres informations, concernant d’autres thématiques, et luttes.

Think tanks et groupements philosophiques

  1. Il existe un collectif ou un groupe qui s’appelle « l’intersidérale ». Son site est plein d’explications, exprimées dans un langage tout simple. C’est agréable. Ce n’est ni agaçant, ni prétentieux, comme le sont certains langages argotiques. C’est chaleureux, pacifique, ouvert. Ce n’est nullement empesé ou étouffant, du fait d’un académisme forcé plein de références à des textes, à des choses, de commentaires. Cela rend bien compte en même temps de ce que c’est que l’anarchie libertaire. Comme tous les bons sites, il n’est pas à jour. [1]
  2. L’emprunt linguistique au grec ancien « krisis » sert à désigner en quelque sorte un autre groupe, un anti-tink-tank. Aucune cooptation ne justifie qu’on en fasse partie. C’est le t(h)ink tank de l’anticooptation. Loin de moi, l’idée de m’inclure dans un tel groupe, ou de lui faire concurrence. Ce pot à idées est une jolie collection de textes et d’images. Il ne sert pas qu’une méthode. On se trompe une fois et on doit franchir, dans l’autre sens, trente-six portes et des dizaines de couloirs, redescendre au moins trois fois ce qu’on a escaladé pour avoir des chances de retrouver son chemin ! Il existe depuis l’époque où le terme « international » avait le même sens qu’« intersidéral ». Il y a au moins un bon article en français.
  3. Le groupe a éclaté. Une partie du groupe est devenu Exit. Il ne s’agit donc pas d’une pétition d’ouverture. Exit remet en cause la société de consommation (der Warengesellschaft). [2]
  4. Il y a aussi ce site, qui n’est plus qu’un témoin d’un passé sulfureux vraiment chouette, en tout cas sur le plan discursif : http://lbsjs.free.fr/index.html. Ce lien n’a rien à faire ici dans la mesure où il renvoie avant tout à des documentaires : ceux de Pierres Carles ou de Gilles Balbastre, et, notamment à un documentaire en deux parties sur le chômage que l’on peut regarder en ligne.

[1Le dernier texteVive les travailleurs, avec ou sans emploi a été mis en ligne en décembre 2013.

[2Le site du groupe Krisis, lui, existe toujours, et le groupe aussi, du reste.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.