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Pourquoi un think tank dédié au chômage ?

Qu’est-ce qu’un think tank ?

jeudi 2 octobre 2014, par Paul Willems

Pourquoi un think tank ?

Parce que dans le cas du chômage, de la lutte contre le chômage, l’on ne peut mener d’action efficace sans réfléchir, sans beaucoup réfléchir, sans information, sans stratégie.

Pourquoi réfléchir, ne doit-on pas plutôt réagir dans l’urgence à des exigences qui ne semblent pas pouvoir attendre ?

Pour réagir, agir, on a besoin de solutions, ces solutions ne sont pas faciles à concevoir, à faire surgir pour ainsi dire du néant. Et l’un n’empêche pas l’autre. L’on peut réagir dans l’urgence et réfléchir. Et enfin : comment réagir si nous-mêmes, n’avons pas de quoi vivre ? Produire des idées peut nous aider à survivre. Il serait temps que ceux qui produisent des idées pour aider les pauvres, et pas des multinationales ultra-riches gagnent leur vie également.

Réfléchir et agir pour soutenir des chômeurs n’est pas facile. Pour lutter contre le chômage, il faut aussi, et même surtout, lutter contre les préjugés, les idées dominantes, des justificatifs parfois sans aveu. À cause de la crise, de plus de plus de gens critiquent les chômeurs. La lutte pour conserver sa place dans le monde du travail, il n’est même pas question ici de place au soleil, engendre les pires préjugés, un sectarisme insupportable. La société a tendance à se refermer sur elle-même, à exclure une partie de la société. L’économie cause d’autant plus d’immenses dégâts dans les vies d’hommes et de femmes. Comment réparer ces dégâts, comment les réparer, parce que pour que des gens se réinsèrent dans la société ou accèdent à un travail, ou, en tout cas, à un revenu, il faut souvent réparer des dégâts qui leur ont déjà été causés. Pour tout cela, il faut réfléchir.

Et puis, pour critiquer, il faut réfléchir. Des dizaines de milliers de chômeurs vont être exclus du chômage. Des milliers le sont chaque année. Les gouvernements ne parviennent pas à éviter d’en sanctionner plein. Le système d’indemnisation des chômeurs a commencé à représenter lui-même un problème. Il faut réfléchir à tout ça.. Il ne sert à rien d’organiser des petites manifs certains dimanches, ou même certains jours de semaine, par exemple un jeudi devant le siège d’une organisation politique perdue au fond d’elle-même, comme le M.R., ou le vendredi devant celui d’une administration perdues de réputation, comme l’O.N.E.M., si on ne réfléchit pas à tout cela en profondeur. Et ce n’est pas en invitant un merveilleux chercheur français à venir affronter notre manque d’esprit critique une fois par an qu’on va résoudre la difficulté.

Précisément parce qu’il y a urgence, et que cette urgence ne va cesser de grandir, il faut un lieu, un endroit où réfléchir à tout cela, il faut une organisation indépendante, qui n’a rien à voir NI avec l’état, NI avec le privé.

Il s’agit de chercher, de trouver des solutions, alors que les partis semblent à cours d’imagination, que la vieille élite réactionnaire croit pouvoir réduire tout le monde au chômage et ensuite exclure toutes ces personnes du chômage également, pour enfin rétablir l’esclavage, comme, à la fin de l’empire romain, on a réduit en esclavage les citoyens endettés eux-mêmes. C’est dire l’acuité du problème. By the way, dégommer les statues de Lénine ne fera guère avancer les choses !

Tout le monde peut prendre un air pensif et dire J’AI RÉFLÉCHI, JE PENSE, YAKA ! Mais réfléchir, c’est autre chose.

Il est nécessaire de proposer une lecture différente de la crise, de la situation, de la politique du chômage, et peut-être à cette occasion de repenser l’information qui existe au sujet du chômage. Pourquoi ? À quelle fin ?

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