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Adrien Du Katanga

Parole et chômage

Recueil de textes sur le chômage

mercredi 4 mai 2016, par Paul Willems

Éditions provisoires, Bruxelles, 2007

PDF - 531.8 ko

Présentation

Ce livre, ou plutôt ce recueil, qui comporte des nouvelles, des articles sociologiques, des lettres, et un texte plus littéraire, philosophique sur le discours, ou le langage, portant sur le chômage, n’est plus disponible que sous forme de fichier pdf. La première édition est épuisée.

Je parlerais d’un essai de réalisation d’un essai socio-politique sur le chômage, proche de l’autobiographie.

L’article intitulé Parole et chômage porte sur la parole. Sur sa fabrication par la télévision. Le chômeur est d’emblée victime de formules qui le disqualifient. Dans le reste de la société, le chômeur est généralement traité en inférieur. Parfois, c’est comme si on lui conseillait de jouer à des jeux d’enfants, de faire des pâtés, de construire des châteaux de sable, que sais-je. Soi-disant dans le but de le faire réagir, de le faire se prendre en main.

Dans La Steppe, le Stop, la S.T.I.B., la vie au chômage s’invente au jour le jour. Il faut réfléchir pour trouver quelque chose à faire sans se décevoir soi-même. J’accomplis plein de choses sans objectif précis.

Dans un article de fiction théorique sur la disparition des mammouths, je fais l’hypothèse que le chômage est un accident sociologique qui résulte d’une crise instantanée massive d’approvisionnement, et donc à l’oisiveté forcée, liée par exemple à la disparition d’une denrée économique fondamentale : le mammouth. Dès cet instant, une nouvelle organisation du travail fait son apparition. Certains chasseurs doivent se trouver de nouvelles activités. Mais bien sûr, ce qui a lieu d’abord, c’est la guerre (la disparition de l’homme de Néanderthal). Des types de relations s’inventent qui ressemblent à l’esclavage. En fait, le chômage est pratiquement impossible. Soit il débouche sur des migrations et une forme d’esclavage, soit sur de nouvelles activités. Il n’est possible que lorsque la société, pour lutter contre l’esclavage et contre d’autres fléaux, octroie un revenu de remplacement aux chômeurs.

Dans Le Fond du problème, un dialogue de sourds particulier s’institue entre des chômeurs, ou plutôt entre des travailleurs au chômage et un intellectuel au chômage. Ce dialogue porte sur le travail et sur la philosophie, sur l’avenir de cette société, ou plutôt sur son non-avenir. Les travailleurs ont une vision, une intuition fulgurante qui ressemble à cette philosophie qui semble poser problème à l’intellectuel. Pour eux, Marx a tout compris, voir est impossible. Pour l’intellectuel, voir est possible, mais personne n’y comprend rien. Wittgenstein permet d’en apprendre davantage.

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